Fibromyalgie et fatigue chronique : comment adapter ton alimentation sans ajouter de la charge mentale

Holà !

Si tu es là, c’est probablement que tu vis avec une fibromyalgie ou une fatigue chronique, et que tu te demandes si l’alimentation pourrait t’aider. Peut-être que tu as déjà testé quinze « régimes miracles » qui t’ont surtout épuisée mentalement. Peut-être que certains jours, juste sortir une casserole te demande toute l’énergie que tu n’as pas. Peut-être que tu en as marre qu’on te sorte des protocoles à 47 étapes alors que tu arrives déjà pas à te brosser les dents sans avoir besoin d’une sieste après.

Je te vois. Et je te comprends.

Parce que oui, l’alimentation peut aider à gérer certains symptômes de la fibromyalgie et de la fatigue chronique — les douleurs, l’inflammation, les troubles digestifs, l’humeur. Mais non, ça ne passe pas par un régime compliqué que tu vas devoir suivre à la lettre en pesant tes poignées de riz. Ça passe par des ajustements simples, progressifs, adaptés à ton énergie disponible. Parce que le dernier truc dont tu as besoin, c’est bien un énième protocole qui te demande plus d’efforts que ce que tu peux donner.

Alors on va voir ensemble ce qui marche vraiment (selon la science, pas selon un influenceur qui vend des poudres magiques), et surtout comment l’appliquer sans te cramer les dernières miettes de batteries qu’il te reste.

Ce que dit vraiment la science (spoiler : pas de miracle, mais des pistes solides)

Avant de rentrer dans le concret, on pose les bases. Parce que tu mérites de savoir où on met les pieds.

Les études sur fibromyalgie et fatigue chronique montrent que l’alimentation peut améliorer certains symptômes — en particulier les douleurs, la fatigue, l’humeur, les troubles digestifs. Mais. Il n’existe pas de « régime fibromyalgie » universel qui fonctionnerait pour tout le monde. Les preuves sont hétérogènes, les résultats varient d’une personne à l’autre, et surtout, les effets sont modérés.

Traduction : l’alimentation n’est pas une baguette magique. Elle fait partie d’une approche globale (avec l’activité physique adaptée, la gestion du sommeil, le soutien psychologique), et elle aide surtout quand elle reste simple et tenable sur la durée.

Les compléments alimentaires : prudence

Première chose à savoir : contrairement à ce qu’on lit partout, il n’y a pas de carences systématiques en vitamines ou minéraux chez les personnes fibromyalgiques. Les grandes revues scientifiques sont claires : multiplier les compléments « au cas où » n’améliore généralement pas les symptômes.

Ce qui marche mieux ? Faire doser (vitamine D, fer, B12, magnésium, etc.) avec ton médecin, et corriger seulement ce qui est objectivement bas. Pas de compléments en mode « je tente, on verra bien ». En consultation, on travaille d’abord sur l’alimentation globale, et ensuite — seulement si besoin et toujours avec un·e médecin — on discute complémentation en équipe pluridisciplinaire.

Certains compléments ont montré des résultats intéressants dans quelques études (CoQ10, acétyl-L-carnitine, oméga-3, NADH), mais les preuves restent faibles et les études petites. Si tu veux tester, c’est un seul à la fois, pendant 4 à 8 semaines, pour pouvoir vraiment observer si ça change quelque chose. Et toujours sous supervision d’un.e professionnel.le de santé (médecin, diététicien.ne, pharmacien.ne).

Ce qui fonctionne le mieux : l’alimentation globale

Les études qui montrent les effets les plus intéressants sur la douleur, la fatigue et la qualité de vie ne parlent pas de compléments isolés. Elles parlent d’alimentation dans son ensemble :

  • Alimentation type méditerranéenne ou à dominante végétale : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes, huile d’olive, noix. Bref, des aliments anti-inflammatoires.
  • Perte de poids douce quand il y a surpoids : l’excès de masse grasse est lié à plus d’inflammation et de douleurs. Attention, je ne dis pas « fais un régime restrictif ». Je dis : en travaillant l’équilibre alimentaire, une perte de poids peut se faire naturellement, et ça peut soulager. Mais le poids vient toujours en second plan. L’objectif, c’est l’équilibre, pas la balance.
  • Soutien du microbiote : quelques études montrent que certains probiotiques ou synbiotiques (probiotiques + prébiotiques) peuvent améliorer stress, anxiété, qualité de vie. Rien de miraculeux, mais c’est une piste intéressante si tu as aussi des troubles digestifs.

Et les régimes d’exclusion (sans gluten, sans produits laitiers, low-FODMAP) ? Ils ont parfois aidé certaines personnes, notamment sur les symptômes digestifs. Mais les preuves sont faibles, et surtout, ces régimes ajoutent beaucoup de charge mentale. On ne les envisage que si :

  • Tu as des symptômes digestifs clairs (ballonnements, diarrhées, douleurs abdominales)
  • Et une intolérance détectée par un.e médecin
  • Et un accompagnement par un.e diététicien.ne pour ne pas te retrouver carencée ou à manger trois trucs en boucle

Sinon ? On oublie. Pas d’éviction alimentaire sans raison médicale claire.

Les principes simples (ceux que tu peux appliquer même un jour de merde)

Maintenant qu’on a posé le cadre scientifique, on passe au concret. Parce que savoir que « l’alimentation anti-inflammatoire aide » c’est cool, mais concrètement, ça veut dire quoi quand tu as la tête dans le brouillard et que tu aimerais juste manger sans réfléchir ?

Voilà les grandes lignes. Pas un protocole strict. Des repères, que tu adaptes selon ton énergie du jour.

Réduire l’inflammation de fond (sans te prendre la tête)

L’idée : privilégier des aliments qui calment l’inflammation plutôt que de l’entretenir. En pratique :

  • Des légumes à chaque repas (ou presque). Surgelés, en conserve, frais, peu importe. L’important c’est qu’il y en ait. Même si c’est juste une poignée d’épinards surgelés dans tes pâtes.
  • Des fruits (2 portions par jour, c’est l’idéal). Une banane au petit-déj’, une compote l’après-midi. Rien de sorcier.
  • Huile d’olive comme matière grasse principale. Un filet sur tes légumes, dans ta salade, pour cuire tes œufs. Point.
  • Une poignée de noix ou graines chaque jour (amandes, noix, graines de courge, ce qui te plaît).
  • Féculents complets quand tu peux (pain complet, pâtes complètes, riz complet, quinoa). Ils ont un index glycémique plus bas et t’évitent les montagnes russes de glycémie qui amplifient la fatigue.
  • Limiter les produits ultra-transformés (plats industriels bourrés d’additifs, biscuits, sodas). Pas les bannir, hein. Juste limiter. Parce que oui, ils entretiennent l’inflammation.

Et les produits laitiers, le gluten, tout ça ? On ne les retire pas sans raison. Si tu n’as pas d’intolérance détectée par un médecin, tu peux continuer à en manger. Pas la peine de te compliquer la vie.

Exemple concret : Le lundi, tu as zéro énergie. Tu sors un plat préparé du congélo. OK. Tu rajoutes une poignée de salade en sachet à côté et un filet d’huile d’olive. Bam, tu viens de faire un geste anti-inflammatoire sans te cramer. Le jeudi, tu te sens un peu mieux, tu te fais des pâtes complètes avec une sauce tomate en bocal et des légumes surgelés. Ça compte aussi.

Soutenir ton microbiote (parce que ton intestin, c’est pas juste un tuyau)

Ton intestin et ton cerveau discutent en permanence. Si ton microbiote est déséquilibré, ça peut aggraver fatigue, douleurs, anxiété. Alors on lui donne un coup de main :

  • Aliments fermentés : yaourt, kéfir, choucroute, cornichons. Un ou deux par jour si tu les tolères bien. Pas besoin de te gaver de kombucha à 8 € la bouteille.
  • Fibres (fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes) : elles nourrissent les bonnes bactéries de ton intestin.
  • Probiotiques ou synbiotiques : si tu veux tester, choisis un produit simple en pharmacie (pas celui du vendeur sur Instagram qui coûte plus cher que ton loyer). Tu testes pendant 4 à 8 semaines. Si ça t’aide, tu continues. Sinon, tu arrêtes. Mais toujours en discutant avec un·e professionnel·le de santé.

Exemple concret : Le matin, tu prends un yaourt nature avec une cuillère à soupe de flocons d’avoine et quelques fruits rouges surgelés. Bam, fibres + probiotiques. Zéro prise de tête.

Structurer tes repas (sans compter les calories comme une désespérée)

Quand tu es crevée, sauter des repas ou grignoter n’importe quoi peut sembler plus simple. Sauf que ça amplifie la fatigue et les douleurs. L’objectif : 2 à 3 repas structurés par jour, selon ce que tes symptômes te permettent. Et des collations si besoin.

Un repas structuré, c’est :

  • Des protéines (viande, poisson, œufs, légumineuses, tofu, yaourt)
  • Des féculents (pain, pâtes, riz, pommes de terre, légumineuses)
  • Des légumes (frais, surgelés, en conserve)
  • Une matière grasse (huile d’olive, beurre, purée d’amandes)

Tu n’as pas besoin de peser. Tu n’as pas besoin de compter. Tu regardes ton assiette : il y a un peu de tout ? C’est bon.

Les collations, c’est utile si tu as faim entre les repas ou si tu galères à tenir jusqu’au repas suivant. Une pomme + une poignée d’amandes, un yaourt + des fruits, du pain complet avec du beurre de cacahuète. Simple. Efficace.

Exemple concret : Le jour où tu peux pas cuisiner, tu sors un plat préparé équilibré (genre ceux des rayons frais qui ont déjà viande/poisson + féculents + légumes). Tu rajoutes un filet d’huile d’olive. Tu te fais une compote en dessert. Terminé. Le lendemain, si tu as un peu plus d’énergie, tu te fais des œufs brouillés avec du pain complet et une tomate coupée en morceaux. Ça marche aussi.

Gérer l’énergie sans partir en crash glycémique

Les pics et chutes de glycémie, c’est l’ennemi numéro un de ta fatigue. L’idée : éviter les index glycémiques élevés (sucres rapides, pain blanc, viennoiseries industrielles) et privilégier les IG bas à modérés (féculents complets, légumineuses, fruits, légumes).

En pratique :

  • Au petit-déjeuner : évite les céréales sucrées et le jus d’orange seul. Opte pour du pain complet avec du beurre de cacahuète, un yaourt nature avec des flocons d’avoine, des œufs avec du pain au levain. Bref, des trucs qui te caleront sans te faire plonger 2h après.
  • Aux repas : associe toujours tes féculents à des protéines et des légumes. Ça ralentit l’absorption du sucre et stabilise ton énergie.
  • Limite le grignotage sucré (biscuits, bonbons, sodas). Si t’as envie de sucré, prends un fruit, un carré de chocolat noir, un yaourt avec un peu de miel.

Exemple concret : Tu meurs de faim à 16h. Plutôt que de te jeter sur un paquet de gâteaux, tu prends une banane + une poignée de noix. Ou du pain complet avec du fromage. Ça te cale, ça stabilise ta glycémie, et tu évites le crash une heure plus tard.

Quand tu peux VRAIMENT pas (parce que oui, y’a des jours comme ça)

Parlons vrai. Il y a des jours où même faire bouillir de l’eau c’est au-dessus de tes forces. Des jours où tu restes au lit parce que ton corps a décidé que non, aujourd’hui c’est niet. Et ces jours-là, la dernière chose dont tu as besoin, c’est qu’on te fasse culpabiliser parce que t’as pas mangé « équilibré ».

Alors voilà ce que je te propose :

Les plats préparés, c’est OK

Oui. Tu as le droit de manger des plats tout prêts. Les bons (ceux des rayons frais avec une compo correcte), les moyens (surgelés basiques), même les moins terribles (industriels de temps en temps). L’important, c’est que tu manges. Point.

Si tu peux, choisis des versions avec un minimum de légumes et de protéines. Si tu peux pas, tu manges ce que t’as. Un jour de survie alimentaire n’annule pas tes efforts du reste de la semaine.

Le batch cooking version ultra-light

Si tu as des jours où tu te sens un peu mieux, profite pour préparer des trucs simples en grosse quantité :

  • Une grosse casserole de soupe (tu mixe des légumes surgelés avec du bouillon, tu congèles en portions)
  • Un plat de pâtes ou de riz avec sauce tomate et légumes (tu congèles aussi)
  • Des œufs durs (tu les fais d’un coup, tu les gardes au frigo, et hop, protéines prêtes pour 5 jours)
  • Une salade de légumineuses (pois chiches en boîte + tomates + concombre + huile d’olive, ça se garde plusieurs jours)

Pas besoin de passer 3h en cuisine. Même 20 minutes un bon jour peuvent te sauver 4 mauvais jours.

Les repas « secours » à toujours avoir chez toi

Dans ton placard et ton congélo, garde des trucs de survie :

  • Boîtes de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges)
  • Légumes surgelés (épinards, brocolis, ratatouille)
  • Bocaux de sauce tomate
  • Pâtes, riz, quinoa
  • Boîtes de thon, sardines, maquereau
  • Œufs (ils se gardent longtemps)
  • Pain (tu congèles des tranches, tu sors ce dont t’as besoin)
  • Fruits (frais, surgelés, compotes)
  • Noix, amandes, graines

Comme ça, même les jours de merde, tu peux te faire des pâtes avec sauce tomate + pois chiches en boîte + épinards surgelés. Zéro découpe, zéro réflexion, et boom, repas équilibré.

Exemple concret : C’est 13h, t’as faim, t’as zéro énergie. Tu sors du congélo une portion de soupe que t’avais faite y’a 2 semaines. Tu réchauffes. Tu te fais 2 tartines de pain complet avec du beurre. Tu manges une compote. Ça t’a pris 5 minutes, t’as pas réfléchi, et t’as mangé un truc correct.

Les pièges à éviter (parce qu’on en a toutes croisé)

Le piège n°1 : vouloir tout changer d’un coup

Non. S’il te plaît, ne fais pas ça. Tu vas te cramer en 3 jours et abandonner en te disant que « de toute façon ça marche pas ». Change une seule chose à la fois. Genre, cette semaine, tu ajoutes juste des légumes à un repas par jour. La semaine d’après, tu testes l’huile d’olive. Puis tu remplaces ton pain blanc par du complet. Etc.

Petit à petit. Progressif. Tenable.

Le piège n°2 : te mettre la pression sur le poids

Si en travaillant ton équilibre alimentaire, tu perds du poids naturellement et que ça soulage tes douleurs, c’est cool. Mais ce n’est jamais l’objectif principal. L’objectif, c’est que tu te sentes mieux, que tu aies moins mal, moins de fatigue, une meilleure qualité de vie.

Et attention : une perte de poids rapide et/ou involontaire n’est jamais anodine. Si tu perds du poids sans avoir changé quoi que ce soit, ou si tu perds beaucoup trop vite, parles-en à ton médecin. Ça peut être le reflet d’un problème potentiellement grave.

Le piège n°3 : te lancer dans un régime d’exclusion sans accompagnement

Enlever le gluten, les produits laitiers, les FODMAPs ou tout autre groupe d’aliments sans raison médicale claire et sans être accompagnée par un.e diététicien.ne, c’est le meilleur moyen de :

  • Te retrouver carencée
  • Manger 3 trucs en boucle
  • Péter un câble socialement (parce que oui, c’est compliqué de manger chez des potes quand t’as 15 restrictions)
  • Ajouter une charge mentale monstrueuse

Si t’as des symptômes digestifs, tu en parles à ton médecin. Si une intolérance est détectée, là oui, on adapte, avec de l’aide.

Le piège n°4 : te gaver de compléments « au cas où »

On l’a dit plus haut, mais je le redis : non, tu n’as pas besoin de 12 boîtes de compléments. Tu fais doser ce qui doit l’être avec ton médecin. Tu corriges ce qui est bas. Et si tu veux tester autre chose (CoQ10, magnésium, oméga-3), un seul à la fois, pendant quelques semaines, pour voir si ça change vraiment quelque chose.

Pas de cocktail de poudres magiques vendu par un « coach bien-être » sur Instagram. Merci mais non merci.

En consultation, on fait quoi concrètement ?

Parce que c’est bien beau tout ça, mais tu te demandes peut-être comment ça se passe en vrai quand tu viens me voir (ou n’importe quel.le diététicien.ne qui bosse sérieusement sur ces pathologies).

Déjà, on fait le point sur ton quotidien. Pas juste « qu’est-ce que tu manges », mais aussi « comment tu te sens, qu’est-ce qui te bouffe l’énergie, c’est quoi tes priorités ». Parce que si ton objectif c’est de ne plus avoir mal, mais que moi je te sors un protocole qui te demande de cuisiner 2h par jour, on va droit dans le mur.

Ensuite, on travaille sur l’alimentation globale. On regarde ensemble ce qui est déjà OK, ce qu’on pourrait améliorer facilement (sans charge mentale), et ce qui peut attendre. On avance étape par étape, à ton rythme, en fonction de ton énergie.

Et si besoin — vraiment, si besoin — on discute complémentation. Mais toujours en équipe pluridisciplinaire, avec ton médecin. Jamais en première intention. Jamais sans bilan sanguin. Jamais sans savoir ce qu’on cherche à corriger.

L’idée, c’est de t’autonomiser. Pas de te donner un protocole rigide que tu vas suivre 3 semaines avant de craquer. Mais de te donner des repères, des astuces, des stratégies qui matchent avec ta réalité. Pour que tu puisses adapter en fonction de tes symptômes, de tes envies, de ton énergie du jour.

Ce qu’il faut retenir (si tu ne devais garder que 3 trucs)

1. L’alimentation peut aider, mais elle ne fait pas de miracles.
Elle peut soulager certains symptômes (douleurs, fatigue, inflammation, troubles digestifs), mais elle ne « guérit » pas la fibromyalgie. Elle fait partie d’une approche globale, avec l’activité physique adaptée, le sommeil, le soutien psychologique.

2. Simple, c’est mieux que parfait.
Un régime hyper strict que tu tiens 2 semaines avant de craquer, ça ne sert à rien. Des petits ajustements que tu peux tenir sur la durée, même les jours de merde, c’est ça qui change les choses. Ajoute des légumes, privilégie l’huile d’olive, mange des fruits, structure tes repas. C’est déjà énorme.

3. Tu adaptes selon ton énergie.
Les jours où tu peux, tu cuisines un truc simple. Les jours où tu peux pas, tu sors un plat préparé et tu rajoutes un filet d’huile d’olive. Les deux sont OK. Tu fais ce que tu peux avec l’énergie que t’as. Et c’est déjà bien.

Vivre avec une fibromyalgie ou une fatigue chronique, c’est gérer un quota d’énergie qui change tous les jours. Alors non, je ne vais pas te demander de te lancer dans un protocole alimentaire digne d’un athlète olympique. Je vais te proposer des ajustements simples, progressifs, qui t’aident sans t’épuiser.

Parce que tu mérites de te sentir mieux. Sans culpabilité. Sans injonctions. Avec de la bienveillance pour toi-même et ta réalité.

Si tu veux qu’on en discute ensemble, que je t’aide à adapter tout ça à ta situation, à tes symptômes, à ton quotidien, tu peux prendre rendez-vous sur Doctolib. On avance à ton rythme, sans pression, avec ce qui marche pour toi.

Besitos 💛
Alexandra Baron | Diététicienne-nutritionniste | Accompagnement pathologies chroniques féminines & oncologie | Pérols et Montpellier | Cabinet, visio & domicile

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Publié par Sacha

Diététicienne-nutritionniste à Perols et Montpellier | Spécialisée en oncologie et santé féminine (endométriose, SOPK, fibromyalgie) | Approche anti-régime basée sur les preuves | Reconversion après burnout → meilleure décision ever 💪

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